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BYD est un constructeur chinois fondé en 1995, d’abord fabricant de batteries pour l’électronique, puis automobile à partir de 2003. Cette origine explique sa particularité : il produit lui-même ses cellules, avec une technologie lithium fer phosphate appelée Blade. La marque est arrivée en France en 2023 avec une gamme électrique et hybride rechargeable, dont l’Atto 3, la Dolphin et la Seal. Une usine européenne est en construction en Hongrie.
Ces voitures sont récentes, ce qui laisse peu de recul aux assureurs. Les puissances fiscales restent basses, comme sur toute électrique, la fiscalité ne suivant pas la puissance réelle. Deux points comptent davantage : la valeur à neuf, encore élevée, et le coût de la batterie en cas de choc. Le réseau de réparateurs agréés, en cours de constitution, mérite d’être vérifié avant de souscrire.
L’Atto 2 est arrivé en 2025 pour occuper sous l’Atto 3 le créneau du SUV urbain, format que le marché européen absorbe plus facilement qu’un gabarit compact. Il est proposé en électrique et en hybride rechargeable, choix qui distingue BYD de plusieurs constructeurs chinois entrés en France uniquement avec des électriques. Le catalogue en recense cinq versions, entre 166 et 212 chevaux. Il affronte le Peugeot 2008 et le Renault Captur dans leurs déclinaisons électrifiées.
Avec un prix catalogue démarrant à 26 990 euros, l’Atto 2 est le SUV le plus accessible de la marque et celui dont la garantie dommages coûte le moins. Sa puissance fiscale de 5 chevaux le place au niveau d’une citadine thermique d’entrée de gamme. La version hybride rechargeable ajoute un moteur thermique à la chaîne électrique, donc deux ensembles à remettre en état après un sinistre. Ce point justifie de vérifier que le contrat couvre bien les deux.
L’Atto 3 a été le premier BYD diffusé largement en Europe, lancé en 2022 et vendu en France à partir de 2023. Ce SUV compact inaugurait la plateforme e-Platform 3.0 et la batterie Blade, dont les cellules au lithium fer phosphate sont intégrées à la structure du plancher. Son habitacle a fait parler de lui pour ses partis pris, des vide-poches de portière tendus comme des cordes de guitare à l’écran central pivotant. Le catalogue en recense cinq versions sur cinq millésimes.
L’intégration de la batterie au plancher constitue le point technique à connaître avant de souscrire. Un choc latéral ou par le dessous peut atteindre le pack, dont le remplacement dépasse fréquemment la valeur résiduelle du véhicule. Les 5 chevaux fiscaux allègent en revanche la prime, la fiscalité française ne suivant pas la puissance réelle sur une électrique. Le prix catalogue, de 38 990 à 43 690 euros, reste le paramètre déterminant de la garantie dommages.
La Dolphin est la compacte électrique de la marque, vendue en France depuis 2023 sur le segment de la Renault Mégane électrique et de la Volkswagen ID.3. Elle reprend la batterie Blade et la plateforme dédiée de la marque, avec une puissance de 204 chevaux et un habitacle privilégiant l’espace aux jambes sur la longueur totale. Le catalogue en recense quatre versions, de 33 990 à 36 990 euros, réparties sur quatre millésimes.
Ce modèle se vend très majoritairement en location avec option d’achat, formule qui impose presque toujours une couverture tous risques pendant toute la durée du contrat. La marge de négociation porte alors sur la franchise plutôt que sur le niveau de garantie. La valeur à neuf, élevée pour une compacte, entretient un écart durable avec la cote de revente, ce qui rend la garantie valeur à neuf utile les deux premières années. Le coût de la batterie reste le poste dominant en cas de choc sévère.
La Dolphin Surf est la citadine électrique lancée en 2025, et la première BYD vendue sous 20 000 euros en France. Elle vise directement la Dacia Spring et les citadines électriques d’entrée de gamme, avec trois niveaux de puissance de 88 à 156 chevaux. Son gabarit contenu et sa batterie de capacité réduite l’orientent vers un usage urbain et périurbain. Le catalogue en recense trois versions, de 19 990 à 25 990 euros.
Ses 3 à 4 chevaux fiscaux en font la BYD la moins chère à couvrir, à un niveau comparable à celui d’une citadine thermique de petite cylindrée. Le rapport entre le coût d’une réparation et la valeur du véhicule mérite néanmoins attention. Sur une électrique de ce prix, un choc atteignant la batterie conduit rapidement à un classement en perte totale. Beaucoup de propriétaires arbitrent en conséquence vers une formule au tiers étendue plutôt qu’une tous risques.
La Han est la berline de représentation de BYD, vendue en France depuis 2022 en une seule configuration à transmission intégrale de 517 chevaux. Elle constitue la vitrine technique de la marque et vise une clientèle habituée aux grandes berlines allemandes, sur un terrain où la notoriété compte autant que la fiche technique. Sa diffusion est restée confidentielle, avec quatre versions au catalogue français. Les tarifs s’établissent entre 70 800 et 74 400 euros.
Sa rareté est le facteur qui distingue ce modèle à l’assurance. Peu d’exemplaires circulant en France, les pièces de carrosserie s’approvisionnent lentement et les immobilisations après sinistre s’allongent nettement. Les 9 chevaux fiscaux traduisent la puissance réelle, contrairement à la plupart des électriques restées à 5. Le prix à neuf place la garantie dommages hors des grilles automatisées, et plusieurs assureurs généralistes traitent ce modèle au cas par cas.
La Seal est la berline électrique de BYD, lancée en 2023 face à la Tesla Model 3. Elle applique le principe de la cellule intégrée à la caisse, la batterie Blade participant à la rigidité de la structure plutôt que d’être simplement boulonnée dessous. Deux configurations coexistent, une propulsion de 313 chevaux et une transmission intégrale de 530 chevaux. Le catalogue la situe entre 47 990 et 50 990 euros.
Cette gamme réserve une surprise à l’assurance. Là où la plupart des électriques restent à 5 chevaux fiscaux, la version à quatre roues motrices atteint 11 chevaux, seuil qui fait basculer le véhicule dans une tranche tarifaire supérieure. Les acheteurs qui raisonnent sur la seule étiquette électrique découvrent cet écart au moment du devis. La structure intégrant la batterie impose par ailleurs un atelier agréé pour toute réparation de caisse touchant le plancher.
La Seal 6 est arrivée en 2025 comme la première hybride rechargeable de BYD proposée en break, carrosserie que la marque n’avait pas encore abordée en Europe. Elle associe un moteur thermique à une chaîne électrique rechargeable, formule adaptée aux conducteurs qui parcourent de longues distances sans accès régulier à une borne. Le catalogue en recense six versions, entre 183 et 212 chevaux, en berline comme en break. Les tarifs s’échelonnent de 38 490 à 44 990 euros.
Toutes les versions obtiennent la vignette Crit’Air 1, ce qui garantit l’accès aux zones à faibles émissions sans dépendre d’une autonomie électrique. Les 5 chevaux fiscaux maintiennent la prime au niveau d’une compacte, malgré un gabarit de berline familiale. La double motorisation constitue le point de vigilance, car un sinistre peut toucher le bloc thermique, la batterie ou les deux. Le break appelle en outre une extension pour le contenu transporté, absente des contrats de base.
Le Seal U occupe depuis 2024 le segment du SUV familial et existe en deux motorisations très différentes, une électrique et une hybride rechargeable appelée DM-i. Cette seconde version associe un moteur thermique servant surtout de générateur à une batterie de capacité inhabituelle pour une hybride. Le catalogue en recense cinq versions, de 218 à 324 chevaux, entre 39 500 et 46 500 euros. Il se mesure au Peugeot 3008 et au Renault Scénic électriques.
Le choix entre les deux motorisations change plus que l’autonomie. L’hybride rechargeable réunit deux chaînes de traction complètes, donc deux ensembles susceptibles d’être endommagés et remis en état séparément. La puissance fiscale suit ce partage, de 5 chevaux sur l’électrique à 7 sur l’hybride. Un contrat qui plafonne la garantie de la batterie sans mentionner le groupe thermique laisse une part du risque non couverte, ce qui mérite lecture avant signature.
Le Sealion 7 reprend depuis 2024 la base technique de la Seal sous une carrosserie de SUV coupé, avec la même architecture à batterie intégrée. Il en conserve les deux niveaux de puissance, une propulsion de 313 chevaux et une transmission intégrale de 530 chevaux abattant le zéro à cent en moins de cinq secondes. Le catalogue en recense trois versions, de 46 990 à 56 490 euros. C’est le modèle le plus cher de la gamme après les berlines de représentation.
La valeur du véhicule commande ici l’essentiel de la prime, devant la puissance fiscale qui s’étend de 5 à 11 chevaux selon la transmission. Deux tonnes lancées avec 530 chevaux modifient par ailleurs le coût moyen des dommages causés à un tiers, ce que la responsabilité civile intègre. Le pavillon fuyant impose une lunette arrière spécifique, plus onéreuse qu’un vitrage de SUV classique. Une garantie bris de glace sans franchise se justifie sur cette base.
Le Tang est le grand SUV électrique de la marque, commercialisé en France depuis 2022 avec sept places réparties sur trois rangées. Sa transmission intégrale développe 517 chevaux et son poids dépasse deux tonnes et demie, valeurs qui le rapprochent des SUV de luxe allemands. Le catalogue en recense trois versions, entre 70 800 et 72 000 euros. Il reste l’un des rares sept places entièrement électriques proposés à ce niveau de prix.
La troisième rangée de sièges commande une vérification particulière du contrat. La garantie du conducteur et des passagers comporte le plus souvent un plafond global, qui se répartit entre sept occupants au lieu de cinq. Les 9 chevaux fiscaux le situent au-dessus du reste de la gamme, dont la majorité reste à 5. La masse du véhicule augmente enfin le coût moyen des dommages causés à un tiers, paramètre que les assureurs intègrent depuis plusieurs années.