Votre assurance auto à 11€ / mois, c’est possible !
Comparez maintenantL’assurance auto augmentera encore en 2027, de 3 à 4 % selon Facts & Figures, de 3,5 à 4,5 % selon Addactis. C’est moins qu’en 2025 et 2026, mais toujours plus que l’inflation. Ce dossier reprend les chiffres à la source, explique d’où vient la hausse, détaille les deux taxes qui bougent au 1er janvier et vous permet de calculer ce que votre contrat devrait coûter, bonus-malus compris. Car une moyenne de marché ne dit presque rien de votre prochain avis d’échéance.
L’essentiel
Le lundi 21 septembre 2026, le cabinet Facts & Figures a publié ses projections tarifaires pour 2027, reprises par Le Figaro et l’AFP : entre 3 et 4 % de hausse moyenne en assurance auto, entre 5 et 6 % en multirisque habitation. Le lendemain, Addactis présentait les siennes lors de la dixième édition de sa conférence « Tarifs 2027 », à Paris : une prime pure automobile en progression de 3,5 à 4,5 %, et de 6,5 à 7,5 % pour l’habitation. Les deux cabinets convergent sur un ralentissement, après trois années de hausses comprises entre 4 et 6,5 %.
| Source | Assurance auto | Assurance habitation | Date | Ce qui est mesuré |
|---|---|---|---|---|
| Facts & Figures | +3 à +4 % | +5 à +6 % | 21 septembre 2026 | Tarif moyen facturé |
| Addactis | +3,5 à +4,5 % | +6,5 à +7,5 % | 22 septembre 2026 | Prime pure (coût du risque) |
| Assurland (Olivier Moustacakis) | au moins +5 % | près de +10 % | 21 septembre 2026 | Estimation du comparateur |
| Pour mémoire : inflation (Insee) | +2,4 % sur un an (août 2026) | 28 août 2026 | Indice des prix à la consommation | |
La hausse représente environ 20 € hors taxes par an en auto, un montant comparable à celui de l’habitation (20 à 25 €) alors que le pourcentage est plus faible, parce que la cotisation auto moyenne est plus élevée. L’inflation mesurée par l’Insee s’établit à 2,4 % sur un an en août 2026. L’assurance auto continue donc de renchérir plus vite que le reste du panier des ménages, même si l’écart se réduit.
Votre cotisation 2027 dépend de trois choses : la hausse décidée par votre assureur sur son tarif de référence, l’évolution de votre coefficient bonus-malus, et les taxes qui changent au 1er janvier. Renseignez votre cotisation actuelle et votre coefficient (ils figurent sur votre dernier avis d’échéance ou sur votre relevé d’information), puis ajustez l’hypothèse de hausse.
Simulateur 2027
Montant total de votre avis d’échéance, taxes comprises.
Indiquez un montant entre 50 et 20 000 €.
Il figure sur votre avis d’échéance et sur votre relevé d’information.
Le coefficient est compris entre 0,50 et 3,50.
Le pourcentage réel figure sur votre avis d’échéance. Il peut dépasser la moyenne du marché pour certains profils ou véhicules.
Estimation 2027
Comparer les tarifs 2027 pour mon profil
Prime de référence = (cotisation actuelle − taxe attentat actuelle) ÷ coefficient actuel. Estimation = prime de référence × nouveau coefficient × (1 + hausse) × (1 + effet de la taxe sur les garanties facultatives) + nouvelle taxe attentat.
Le nouveau coefficient suit la clause type du Code des assurances : −5 % par an sans sinistre responsable, +25 % par sinistre responsable, +12,5 % si la responsabilité est partagée, résultat arrêté à la deuxième décimale ; plancher 0,50, plafond 3,50 ; retour à 1,00 après deux années consécutives sans sinistre responsable ; pas de majoration pour le premier sinistre d’un conducteur à 0,50 depuis au moins trois ans. Le choix « 2 ou plus » est calculé pour deux sinistres.
L’effet de la taxe sur les garanties facultatives est approché à +0,5 % pour une formule tous risques et +0,3 % pour un tiers étendu, la responsabilité civile n’étant pas concernée. Il s’agit d’un ordre de grandeur : chaque assureur fixe librement son tarif.
Le coefficient de réduction-majoration (CRM) s’applique à la prime de référence de l’assureur. Chaque année sans sinistre responsable, il baisse de 5 % (coefficient multiplié par 0,95), jusqu’au plancher de 0,50. Un sinistre responsable le majore de 25 % (multiplié par 1,25), ou de 12,5 % si la responsabilité est partagée, dans la limite de 3,50. Deux règles adoucissent le système : après deux années consécutives sans sinistre responsable, un coefficient supérieur à 1 revient à 1 ; et un conducteur qui affiche 0,50 depuis au moins trois ans ne subit aucune majoration pour son premier sinistre responsable. Le calcul année par année est détaillé sur notre page consacrée au bonus-malus.
Une hausse de 3,5 % du tarif de référence est plus que compensée par un bonus qui progresse encore (0,95 × 1,035 = 0,983, soit une cotisation en baisse de 1,7 %). À l’inverse, un bonus 50 n’a plus de réduction à venir et prend la hausse en entier. Quant au sinistre responsable, il coûte sept fois plus que la hausse du marché. Le tableau suivant le détail pour une cotisation 2026 de 600 € TTC, avec une hausse de 3,5 % et la nouvelle taxe attentat.
| Profil | CRM 2026 → 2027 | Estimation 2027 | Variation |
|---|---|---|---|
| Bonus en cours de constitution, aucun sinistre | 0,60 → 0,57 | 592 € | −8 € (−1,3 %) |
| Bonus maximal, aucun sinistre | 0,50 → 0,50 | 623 € | +23 € (+3,8 %) |
| Bonus 50 depuis plus de 3 ans, 1 sinistre responsable | 0,50 → 0,50 | 623 € | +23 € (+3,8 %) |
| Bonus 50 depuis moins de 3 ans, 1 sinistre responsable | 0,50 → 0,62 | 770 € | +170 € (+28 %) |
| Conducteur à 0,76, 1 sinistre responsable | 0,76 → 0,95 | 776 € | +176 € (+29 %) |
| Jeune conducteur à 1 200 €, aucun sinistre | 1,00 → 0,95 | 1 182 € | −18 € (−1,5 %) |
La hausse de marché ajoute une vingtaine d’euros, l’évolution du coefficient en retire ou en ajoute dix fois plus. Les hausses tarifaires décidées par les assureurs ne se retrouvent que partiellement dans les primes moyennes réellement payées, précisément parce que les bonus progressent et que des assurés réduisent leurs garanties.
La fréquence des sinistres recule sur presque toutes les garanties : −2,4 % en responsabilité civile matérielle, −2,5 % en dommages tous accidents, −7,2 % en vol. Mais le coût moyen de chaque sinistre grimpe plus vite que la fréquence ne baisse : +7,5 % pour un sinistre de responsabilité civile matérielle, qui atteint désormais 2 155 €.
| Garantie | Fréquence 2025 | Variation | Coût moyen 2025 | Variation |
|---|---|---|---|---|
| Responsabilité civile matérielle | 26,2 ‰ | −2,4 % | 2 155 € | +7,5 % |
| Dommages tous accidents | 78,7 ‰ | −2,5 % | 2 250 € | +3,7 % |
| Bris de glace | 60,6 ‰ | −2,6 % | 744 € | +4,1 % |
| Vol | 3,8 ‰ | −7,2 % | 4 400 € | +3,4 % |
| Incendie | 1,1 ‰ | +14,7 % | 6 731 € | +3,8 % |
Le coût moyen des sinistres matériels a progressé de 5,3 % en 2025 après +6,7 % en 2024, soit +39 % depuis 2020. Le ratio combiné de l’assurance auto (sinistres et frais rapportés aux cotisations) s’établit à 101,2 % en 2025, après 100,3 % en 2024 et 98,6 % en 2023. Au-delà de 100 %, les assureurs dépensent plus qu’ils n’encaissent sur l’activité auto proprement dite, et ce malgré 30,2 milliards d’euros de cotisations, en hausse de 7,5 % sur un an. C’est ce déséquilibre technique que les tarifs 2027 cherchent à corriger.
Selon l’observatoire SRA (Sécurité et Réparation Automobiles, organisme rattaché à France Assureurs), le coût moyen d’une réparation après collision a progressé de près de 30 % entre 2021 et 2025, et encore de 4,1 % sur les douze derniers mois. Les pièces de rechange représentent 52,1 % de la facture et leur prix a grimpé de 33 % en quatre ans ; la peinture suit avec +30,6 %. Près de 72 % des pièces endommagées sont remplacées plutôt que réparées, faute de pouvoir intervenir sur l’aluminium, les composites ou les éléments truffés de capteurs. Pour 2026, les pièces détachées ont encore pris 3,5 %, un rythme plus modéré qui explique une partie du ralentissement annoncé.
Trois évolutions du parc entretiennent cette inflation. Les aides à la conduite (ADAS), obligatoires sur les véhicules neufs, transforment un simple bris de glace en recalibrage de caméra : la garantie coûte 744 € en moyenne, +4,1 % en un an. Les voitures électriques et hybrides, plus lourdes, plus chères et plus difficiles à réparer, tirent les coûts vers le haut ; un choc mal placé sur une batterie peut envoyer directement le véhicule à la casse si la réparation dépasse sa valeur. Enfin, le parc vieillit : l’âge moyen des véhicules est passé de 10,1 à 11,8 ans en dix ans, ce qui sollicite davantage l’assistance et les garanties panne.
Le risque climatique ne concerne plus seulement l’habitation, il touche aussi l’auto. En 2026, la grêle est tombée souvent, parfois très fort, et au-delà des mois habituels. Les actuaires en tiennent désormais compte pour évaluer le risque automobile. Un seul orage de grêle violent peut occasionner plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts sur les carrosseries en quelques minutes. Ce risque est en partie mutualisé par la surprime « catastrophes naturelles », passée de 6 à 9 % des garanties dommages des contrats auto depuis le 1er janvier 2025, mais la grêle relève le plus souvent de la garantie tempête, grêle et neige des assureurs eux-mêmes.
Les assureurs affinent leurs tarifs selon la localisation du véhicule et son exposition réelle aux aléas, en auto comme en habitation. Deux voitures identiques, à deux adresses différentes, ne verront pas la même hausse en 2027.
La garantie responsabilité civile, obligatoire, subit une pression particulière. La mortalité routière a progressé de 2,4 % en 2025 et les indemnisations corporelles, revalorisées avec le coût des soins et des rentes, continuent d’augmenter. L’assistance est plus sollicitée, entre pannes d’un parc vieillissant, incidents liés à l’électrification et épisodes de chaleur. Les assureurs citent enfin leurs investissements contre la fraude, qui finissent dans la prime au même titre que les sinistres.
Avec des carburants plus chers, les Français roulent moins, la circulation routière aurait baissé de 3 à 6 %. Résultat, il y a moins d’accidents et donc moins de sinistres à indemniser. La fréquence des sinistres recule en même temps que le kilométrage moyen. Le prix des pièces augmente aussi moins vite. Après plusieurs années difficiles, les assureurs ont retrouvé des marges confortables, au point qu’Axa a battu son record de bénéfice en 2025. Les hausses de 2024, 2025 et 2026 ont déjà rattrapé une bonne partie du retard, 2027 vient finir le travail.
C’est la seule hausse déjà actée. Un arrêté du 24 juillet 2026, publié au Journal officiel du 30 juillet, porte la contribution des assurés au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) de 6,50 à 8,50 € par contrat, pour les cotisations arrivant à échéance à compter du 1er janvier 2027. Elle est due pour chaque contrat d’assurance de biens, auto comme habitation : un foyer avec deux voitures et un logement assurés la paiera trois fois, soit 25,50 € au lieu de 19,50 €.
Cette contribution avait déjà augmenté en 2017 (de 4,30 à 5,90 €) puis au 1er juillet 2024 (6,50 €). Le FGTI, qui indemnise les victimes d’attentats mais aussi d’agressions, de viols et de violences conjugales, a pris en charge près de 90 000 victimes en 2024 pour 648,8 millions d’euros d’indemnités, avec une perte de 210,1 millions d’euros et des fonds propres négatifs de 5,7 milliards. Les 2 € supplémentaires doivent lui rapporter environ 208 millions d’euros par an. La loi de finances pour 2026 a par ailleurs relevé le plafond légal de cette contribution à 15 € : d’autres hausses restent possibles.
Le projet de loi de finances pour 2027, présenté fin septembre 2026, prévoit à son article 14 de relever de 18 à 18,9 % le taux de la taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) applicable aux garanties facultatives des véhicules à moteur : vol, incendie, bris de glace, dommages tous accidents. La responsabilité civile obligatoire, déjà taxée à 33 %, n’est pas concernée. La mesure doit rapporter environ 200 millions d’euros par an aux services départementaux d’incendie et de secours.
Pour l’assuré, l’effet reste limité : sur 500 € hors taxes de garanties facultatives, la taxe passerait de 90 à 94,50 €, soit 4,50 € de plus par an, de l’ordre de +0,5 % sur une formule tous risques. Le nouveau taux s’appliquerait aux contrats dont l’échéance intervient à compter du 1er janvier 2027, et dès la date d’effet pour un contrat souscrit en 2027 : changer d’assureur ne permet donc pas d’y échapper. Deux réserves s’imposent toutefois. Le texte n’est pas voté à la mi-octobre 2026 : un amendement de suppression a été rejeté en commission des finances le 4 octobre, mais le débat en séance et au Sénat reste à venir. Et le précédent est instructif : le budget 2026 contenait une hausse similaire, à 19 %, finalement retirée en janvier 2026. Nous mettrons cette page à jour au vote définitif.
La loi de finances pour 2026 a créé une garantie obligatoire des dommages d’émeutes, adossée à un fonds de mutualisation géré par la Caisse centrale de réassurance. La surprime directe sur les contrats des particuliers, un temps envisagée sur le modèle de la taxe attentat, a été abandonnée en janvier 2026 : le fonds doit être alimenté par les assureurs. Addactis classe néanmoins ce dispositif parmi les évolutions réglementaires à suivre pour 2027, car rien n’empêche les compagnies de répercuter leur contribution dans leurs tarifs.
Une cotisation auto n’est pas soumise à la TVA, mais à un empilement de taxes et de contributions dont le poids dépend de la formule. C’est pour cela qu’une hausse de taxe sur les garanties facultatives n’a aucun effet sur un contrat au tiers simple.
| Prélèvement | Assiette | Taux ou montant | Ce qui change en 2027 |
|---|---|---|---|
| Taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) | Garantie responsabilité civile | 33 % | Inchangé |
| Taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) | Vol, incendie, bris de glace, dommages | 18 % | 18,9 % proposé (PLF 2027, non voté) |
| Taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) | Garantie du conducteur | 9 % | Inchangé |
| Contribution au Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) | Prime de responsabilité civile | 1,2 % | Inchangé |
| Surprime catastrophes naturelles | Garanties dommages (vol, incendie, dommages) | 9 % | Inchangé (6 % jusqu’en 2024) |
| Contribution au FGTI (« taxe attentat ») | Forfait par contrat | 6,50 € | 8,50 € au 1er janvier 2027 (acté) |
Pour mesurer ce que vaut la prévision 2027, il faut la replacer dans la série. France Assureurs publie chaque été la prime moyenne hors taxes réellement payée pour une voiture particulière assurée seule (véhicule de première catégorie, hors flottes). Elle est passée de 433 € en 2022 à 511 € en 2025. En lui appliquant les estimations disponibles pour 2026, puis les fourchettes annoncées pour 2027, on obtient une prime moyenne comprise entre 553 et 563 € hors taxes l’an prochain, soit 28 à 30 % de plus qu’en 2022.
| Année | Prime moyenne HT | Variation | Cotisations du marché auto | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 2022 | 433 € | +1,8 % | 24,9 Md€ | Constaté |
| 2023 | 448 € | +3,4 % | 26,2 Md€ | Constaté |
| 2024 | 480 € | +5,6 % | 28,1 Md€ | Constaté |
| 2025 | 511 € | +6,5 % | 30,2 Md€ | Constaté |
| 2026 | 537 à 539 € | +5 à +5,5 % | n.d. | Estimations Assurland et Facts & Figures |
| 2027 | 553 à 563 € | +3 à +4,5 % | n.d. | Projections Facts & Figures et Addactis |
Les chiffres 2026 et 2027 appliquent les fourchettes des cabinets à la prime moyenne 2025 ; France Assureurs publiera le constat 2026 en juillet 2027. Pour le détail de 2026, voir notre dossier hausse de l’assurance auto en 2026. Sur dix ans, Facts & Figures chiffre la hausse de la prime moyenne à 20,6 % entre 2014 et 2024 : la période 2024-2027 pèse à elle seule presque autant.
Facts & Figures publie ses projections depuis des années, ce qui permet de les confronter au réalisé de France Assureurs. Le constat est net : depuis 2024, la hausse effective est sortie en haut, voire au-dessus, de la fourchette annoncée. De quoi lire le bas de la fourchette 2027 avec prudence.
| Année | Prévision (automne précédent) | Constaté |
|---|---|---|
| 2023 | +3 à +5 % | +3,4 % |
| 2024 | +4 % | +5,6 % |
| 2025 | +4 à +6 % | +6,5 % |
| 2026 | +4 à +5 % | +5 à +5,5 % (estimations) |
| 2027 | +3 à +4 % | À suivre |
La moyenne masque des écarts considérables. Voici les profils pour lesquels 2027 devrait coûter plus cher que les 20 € annoncés, et ceux qui s’en sortiront mieux.
Créé en mars 2007 et présidé par Cyrille Chartier-Kastler, Facts & Figures est un cabinet de conseil en stratégie et en management spécialisé dans l’assurance et la protection sociale, installé à Boulogne-Billancourt. Ses clients sont les assureurs, les bancassureurs, les mutuelles, les groupes de protection sociale et le courtage, ainsi que des banques d’affaires et des fonds d’investissement sur des opérations de fusion-acquisition. Chaque automne, depuis au moins 2019, le cabinet publie ses projections tarifaires pour l’année suivante, reprises par l’AFP et la presse économique ; c’est devenu le point de départ de la saison des avis d’échéance. Il édite aussi un benchmark annuel des assurances dommages, un baromètre de l’assurance auto nourri de son propre référentiel de prix de pièces détachées, et il a lancé Good Value for Money, un service de notation des contrats pour les particuliers. Ses études sont financées sur fonds propres, mais ses missions de conseil le placent du côté des assureurs : ses chiffres viennent de l’intérieur du secteur, ce qui fait leur précision et justifie de les croiser avec d’autres sources.
Addactis est un cabinet d’actuariat doublé d’un éditeur de logiciels pour l’assurance (ADDACTIS Group), qui publie chaque année un observatoire des tarifs auto, habitation, santé et prévoyance. L’édition 2027, la dixième, a été présentée le 22 septembre 2026 à Paris devant les assureurs et les mutuelles. Les projections auto sont portées par Romain Coulonval, responsable du conseil dommages, et Nadhir Baba Arbi, de l’équipe tarification. Addactis raisonne en prime pure, c’est-à-dire sur le coût technique du risque calculé à partir des données du marché français, avant frais, commissions et taxes.
Fédération professionnelle des sociétés d’assurance, présidée par Florence Lustman, France Assureurs publie chaque juillet l’étude « Le marché de l’assurance automobile des particuliers ». C’est la seule source consolidée sur les primes moyennes et la sinistralité réellement constatées, à partir des comptes des compagnies. Les chiffres 2025 de ce dossier en sont tirés. Sa présidente défend les hausses comme la conséquence de risques plus fréquents, plus sévères et plus coûteux à réparer.
Vous n’avez aucune prise sur le prix des pièces ni sur les orages de grêle. Vous en avez une sur votre contrat.
Les deux cabinets de référence annoncent une hausse moyenne comprise entre 3 et 4 % (Facts & Figures) et entre 3,5 et 4,5 % (Addactis), soit environ 20 € hors taxes par contrat et par an. Il s’agit de moyennes : la hausse réelle dépend de votre assureur, de votre véhicule, de votre zone et surtout de l’évolution de votre bonus-malus.
À la date d’échéance annuelle de votre contrat, pas au 1er janvier. Votre assureur vous informe du nouveau montant sur l’avis d’échéance, envoyé avant le renouvellement. Seule la taxe attentat change à date fixe : 8,50 € pour les cotisations échéant à compter du 1er janvier 2027.
Oui. L’assureur peut relever son tarif de référence (clause de révision), répercuter une hausse de taxe ou une évolution du risque. En revanche, sans sinistre responsable, votre coefficient bonus-malus baisse de 5 % par an jusqu’à 0,50, ce qui compense en général une hausse de 3 à 4 %. Seuls les conducteurs déjà à 0,50 la subissent en totalité.
Non, à la mi-octobre 2026. Le passage de 18 à 18,9 % de la taxe sur les conventions d’assurance figure à l’article 14 du projet de loi de finances pour 2027. Un amendement de suppression a été rejeté en commission des finances le 4 octobre 2026, mais le texte reste à adopter par le Parlement. L’an dernier, une mesure équivalente, à 19 %, avait été retirée du budget 2026 en janvier 2026.
Une contribution forfaitaire de 6,50 € par contrat, portée à 8,50 € au 1er janvier 2027 par un arrêté du 24 juillet 2026. Elle finance le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Elle est due pour chaque contrat d’assurance de biens : un foyer avec deux voitures et une assurance habitation la paie trois fois.
En remettant le contrat en concurrence : après un an, la loi Hamon permet de résilier à tout moment et le nouvel assureur se charge des démarches. Vérifiez aussi que le coefficient appliqué sur l’avis d’échéance correspond à votre relevé d’information, ajustez la formule à l’âge du véhicule et déclarez un kilométrage réel si vous roulez peu.
Votre expérience aide les autres conducteurs à choisir leur assurance.