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Lotus est un constructeur anglais fondé en 1948 par Colin Chapman, un ingénieur dont le principe de conception tenait en un mot : alléger. L’Elise, lancée en 1996, pèse moins de 800 kilos dans ses premières versions. L’Exige en est la déclinaison la plus radicale, l’Evora la plus habitable. La marque appartient depuis 2017 au groupe chinois Geely, qui la réoriente vers l’électrique et les SUV.
La légèreté change la donne à l’assurance. Une Elise se situe entre 7 et 14 chevaux fiscaux, loin des sportives de performances comparables. En revanche, la carrosserie en composite posée sur un châssis en aluminium collé rend les réparations coûteuses et réservées à des ateliers agréés. Beaucoup de contrats se souscrivent en usage loisir, avec un kilométrage annuel limité.
L’Elise est le roadster léger de Lotus, produit de 1996 à 2021. Son châssis en profilés d’aluminium extrudé et collé pèse moins de 70 kilos, ce qui explique un poids total sous les 800 kilos sur les premières séries. Les moteurs viennent de Rover, puis de Toyota à partir de 2004. Le catalogue relève 30 versions, de 120 à 260 chevaux.
Sa puissance fiscale plafonne à 14 chevaux, un niveau modeste pour une voiture aussi rapide. C’est le principal argument en sa faveur à l’assurance. Deux réserves demeurent : le châssis collé ne se répare pas en atelier ordinaire, et l’absence d’équipements de confort en fait une voiture d’usage occasionnel, souvent assurée avec kilométrage limité.
L’Evora est le coupé le plus habitable de Lotus, produit de 2009 à 2021. Il propose deux places arrière d’appoint, une première chez la marque depuis les années 1990. Son V6 Toyota de 3,5 litres, compressé sur la plupart des versions, développe 280 à 436 chevaux. Le châssis reste en aluminium collé. Le catalogue relève 36 versions.
De 18 à 33 chevaux fiscaux, l’Evora se situe nettement au-dessus de l’Elise et de l’Exige. Sa vocation plus routière se traduit par des kilométrages annuels plus élevés, ce qui pèse sur le tarif. Le point favorable tient à sa mécanique Toyota, réputée fiable et dont les pièces sont accessibles. La carrosserie, elle, reste spécifique et coûteuse.
L’Exige est la version fermée et radicalisée de l’Elise, apparue en 2000. Elle s’en distingue par un toit fixe, un aileron arrière et une aérodynamique travaillée pour produire de l’appui. Les dernières générations reçoivent un V6 compressé Toyota de 350 à 436 chevaux, dans une voiture qui reste sous les 1 200 kilos. Le catalogue relève 37 versions.
Les puissances fiscales montent jusqu’à 30 chevaux sur les V6 compressés. L’écart avec l’Elise est net et se retrouve directement sur la prime. L’usage circuit, fréquent sur ce modèle, sort du cadre des contrats standard et demande une extension spécifique. La carrosserie en composite se remplace panneau par panneau, ce qui reste moins coûteux qu’une réparation structurelle.